Politique

Rencontre de Dakar : Kabila convoque l’opposition, Fayulu et Kabund annoncent leur boycott

Une rencontre politique inédite est prévue ce 12 août à Dakar (Sénégal) sous la présidence de l’ancien chef de l’État congolais et sénateur à vie Joseph Kabila Kabange. Présentée comme un rassemblement stratégique de l’opposition congolaise, cette initiative suscite déjà de vives réactions et des positions tranchées, notamment de la part de deux figures majeures : Martin Fayulu et Jean-Marc Kabund, qui ont annoncé qu’ils n’y participeront pas.

Selon des informations recueillies par Chronique Infos, plusieurs partis, mouvements et acteurs de la société civile ont reçu des invitations, avec un quota de représentants fixé par organisation :

Ensemble pour la République de Moïse Katumbi : 6 délégués

Envol de Delly Sessanga : 3 délégués

Alliance pour le Changement de Jean-Marc Kabund : 3 délégués (non confirmés suite au boycott du leader)

Lamuka : 6 délégués annoncés, mais Fayulu refuse catégoriquement toute participation

Front Commun pour le Congo (FCC) : 9 délégués, dont 4 membres du PPRD

Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP) de Franck Diongo : 3 délégués

Personnalités indépendantes : 10 délégués

Société civile : 12 délégués

Chaque entité devrait disposer de deux communicateurs officiels chargés de relayer ses positions dans les médias, signe de l’importance accordée à la communication de cette initiative.

Pour Martin Fayulu, leader de la coalition Lamuka, cette rencontre est dépourvue de légitimité et de crédibilité. Dans un communiqué, il l’accuse d’être une opération de maquillage visant à réhabiliter les “architectes du chaos national” et à servir des intérêts étrangers, notamment liés au Rwanda.
Fayulu insiste : « Le Commandant du peuple est avec le peuple, pas dans les salons feutrés où se négocient des alliances d’allégeance aux forces étrangères ».

Jean-Marc Kabund, président de l’Alliance pour le Changement, a lui aussi annoncé qu’il ne participerait pas à Dakar, sans toutefois ménager ses efforts de sévérité.

À ce stade, le programme officiel reste confidentiel. Mais la perspective de voir autour d’une même table d’anciens adversaires politiques historiques intrigue autant qu’elle divise.
La réunion pourrait marquer un tournant dans le paysage politique congolais… ou renforcer les fractures déjà existantes au sein de l’opposition.

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