Politique

Procès contre Joseph Kabila : Franck Diongo accuse le régime Tshisekedi de manipulations politiques

L’annonce de l’ouverture du procès contre l’ancien président Joseph Kabila n’a pas laissé l’opposition indifférente. En exil, l’opposant Franck Diongo a vivement réagi via son compte X, exprimant sa colère face à ce qu’il qualifie de procès politique cousu de fil blanc.

« Le procès politique de Joseph Kabila est une farce judiciaire, un montage orchestré par un régime aux abois, incapable d’affronter l’AFC/M23, alors il s’invente un ennemi facile : son prédécesseur », dénonce-t-il.

Selon lui, cette manœuvre judiciaire n’a rien à voir avec une volonté de justice. Elle relèverait plutôt d’une stratégie de survie politique mise en œuvre par Félix Tshisekedi, en perte de crédibilité après l’échec de ses politiques sécuritaires à l’Est du pays.

« Ce n’est pas de la justice, c’est une opération de survie politique. Tshisekedi instrumentalise les morts de l’Est pour justifier son échec total à sécuriser le pays et se fabriquer une posture de héros », poursuit-il.

Plus grave encore, Franck Diongo accuse le pouvoir en place de fausser les responsabilités historiques et de sacrifier un symbole au lieu de juger les véritables auteurs des massacres à l’Est.

« On ne juge pas les tueurs, on sacrifie un symbole. Les responsabilités sont trafiquées, inversées, falsifiées. Kabila est désigné coupable sur mesure, pour blanchir le chaos provoqué par l’inaction du régime », conclut-il.

Ce procès hautement politique intervient au moment où la déclaration de Doha, signée récemment, redonne un souffle d’espoir en vue d’un accord de paix entre Kinshasa et les groupes rebelles de l’Est, notamment l’AFC/M23. Pour plusieurs analystes, la coïncidence interroge : est-ce une volonté de jeter de l’huile sur le feu ?

De son côté, l’AFC-M23, par la voix de son secrétaire permanent Benjamin Bonimpe, a démenti les rumeurs persistantes à Kinshasa selon lesquelles Joseph Kabila serait impliqué dans leurs activités. Bien que certaines images semblent l’associer à leurs membres, le mouvement affirme que l’ancien président ne fait pas partie de leurs rangs.

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