États-Unis : la RDC dans la liste noire pour l’obtention du visa d’immigration
Le département d’État américain a annoncé la suspension du traitement des visas d’immigration pour plusieurs pays, dont la République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre d’un durcissement des critères liés au risque de « charge publique ».
La mesure entrera en vigueur à partir du 21 janvier 2026 et restera applicable jusqu’à nouvel ordre, le temps pour les autorités américaines de réévaluer leurs procédures de sélection.
Selon un mémorandum interne du département d’État, les agents consulaires ont reçu pour instruction de refuser toute demande de visa d’immigration lorsque le candidat est jugé susceptible de dépendre des aides sociales américaines.
Cette décision s’appuie sur une disposition ancienne de la législation migratoire des États-Unis, qui autorise l’irrecevabilité des personnes considérées comme un fardeau potentiel pour les finances publiques.
Concernant spécifiquement la RDC, aucune justification détaillée n’a été fournie par les autorités américaines.
Toutefois, cette suspension s’inscrit dans une politique plus large visant à renforcer les contrôles sur plusieurs critères, notamment l’état de santé, la situation financière, l’âge, le niveau de maîtrise de l’anglais ainsi que les besoins médicaux à long terme des demandeurs. Toute utilisation passée d’aides publiques ou une situation jugée fragile peut désormais constituer un motif de refus.
Un porte-parole du département d’État a indiqué que cette mesure vise à empêcher l’entrée de migrants susceptibles de dépendre durablement des prestations sociales américaines, affirmant que les États-Unis entendent ainsi protéger leurs ressources publiques. Les dérogations à cette suspension seront, selon les autorités, « très limitées » et ne pourront être accordées qu’après un examen approfondi des dossiers.
Cette décision marque un durcissement notable de la politique migratoire américaine, dans un contexte où l’application de la notion de « charge publique » a longtemps varié selon les administrations.
Pour les ressortissants congolais, cette mesure signifie un gel temporaire mais à durée indéterminée des perspectives d’immigration vers les États-Unis par la voie des visas permanents, suscitant inquiétudes et incertitudes parmi les candidats à l’émigration.



