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RDC : Joseph Kabila brise le silence après la réquisition de la peine de mort contre lui

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a finalement pris la parole ce 2 septembre, quelques jours après que la Haute Cour militaire a requis la peine capitale contre lui. Absent à son procès et jugé par contumace, l’ex-chef de l’État est accusé de trahison, complot, crimes de guerre, viols et soutien au mouvement rebelle AFC/M23, appuyé par le Rwanda.

Dans une déclaration consultée par plusieurs médias internationaux, Joseph Kabila dénonce des accusations « sans fondement » et « politiquement téléguidées ». Il critique notamment la levée de son immunité par le Sénat en mai dernier, qu’il juge contraire à la Constitution. « Ce procès n’a rien à voir avec la justice », écrit-il, affirmant que l’objectif est de « museler l’opposition » et d’ouvrir la voie à une modification de la Constitution pour un pouvoir sans partage.

Au-delà de sa situation personnelle, Kabila accuse le régime actuel d’avoir mené une campagne d’arrestations arbitraires contre des officiers supérieurs de l’armée et de la police. Il va plus loin en pointant directement la famille du président Félix Tshisekedi et ses proches alliés, qu’il accuse d’être impliqués dans le pillage des richesses minières du Katanga.

Concernant les tensions persistantes dans l’Est du pays, Joseph Kabila reste sceptique face aux accords récemment signés avec le Rwanda. Selon lui, « le sang continue de couler » malgré les annonces officielles. Pour l’ancien président, seule « une véritable table de dialogue incluant toutes les parties » pourrait ouvrir la voie à une réconciliation durable.

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